Espace Jardin

Prévenir , c’est guérir

Cultiver sans pesticides ou produits chimiques maintient l’équilibre écologique mais n’exclut pas les maladies. Restez vigilant !  Sol épuisé, météo capricieuse, arrosages oubliés ou intempestifs sont sources de stress pour les plantes auxquelles nous demandons de produire des fleurs et des légumes en quantité.

Plus exigeantes et vulnérables que celles qui poussent librement dans la nature, elles ont des besoins qui ne sont pas toujours satisfaits et les ravageurs sont champions pour jeter leur dévolu sur les plus fragilisées. Voici sept dangers, à surveiller particulièrement en été.

Au potager 

Le mildiou des tomates

Par temps frais et humide, des taches grises apparaissent sur les bords des feuilles, le limbe devient mou, d’une couleur marron qui se propage ensuite aux tiges, puis à toute la plante jusqu’à sa mort.

  • Remède : éliminez immédiatement les premières feuilles atteintes et traitez à la bouillie bordelaise en pulvérisation tous les dix jours. Si la couleur gagne les tiges, arrachez aussitôt tout le pied.
  • En prévention : un abri contre la pluie transparent et bien aéré demeure la meilleure solution quelle que soit la région.

La pourriture grise des fraises

Les fruits touchés ramollissent et se couvrent d’un mycélium blanc ou d’un feutrage gris jusqu’au pourrissement complet…

  • Remède : éliminez les fruits malades pour éviter de contaminer les autres et couvrez le sol de paille autour des plants pour isoler les fruits de la terre humide.
  • En prévention : en sol très argileux et en région pluvieuse, en plus du paillis, plantez vos fraisiers sur des buttes de 15 cm de hauteur pour améliorer le drainage.

L’oïdium des courges et courgettes

Les feuilles les plus âgées, envahies par un feutrage blanc poudreux, jaunissent et se dessèchent. La maladie est surtout dangereuse en début de saison chaude.

  • Remède : éliminez les premières feuilles atteintes et aérez les cultures sous abri. Poudrez les feuilles d’un mélange à 50% de lithothamne – une petite algue rouge revitalisante et antiacide – et/ou de fleur de soufre ( à éviter au-delà de 28°C). Il est inutile de traiter après le mois d’août.
  • En prévention : il n’existe pas de variété de courge résistante à l’oïdium, mais vous pouvez plantez des courgettes « Quine » ou « Pixar ».

Le doryphore des pommes de terre

Mesurant 10 à 11 millimètres, cet insecte ovale, jaune brillant rayé de noir, ronge les feuilles et compromet la récolte. Ses œufs orangés sont collés en amas au revers des feuilles.

  • Remède  : ramassez et brûlez les premiers insectes assez faciles à repérer. Pulvérisez une macération d’ail – faites tremper une journée 100 g d’ail broyé dans un litre d’eau de pluie, puis ajoutez une cuillerée à soupe d’huile de colza, filtrez et attendez une semaine , diluez à 5% – et/ou un produit à base de Bacillus thuringiensis.
  • En prévention : alternez rangs de pomme de terre et de haricots nains et ajoutez des pieds de menthe.

La piéride des choux

Cette chenille verte, qui devient velue en grossissant, ronge les feuilles en préservant les nervures/

  • Remède : ramassez les premières chenilles bien visibles et ôtez les feuilles sous lesquelles sont nichés les œufs en amas.
  • En prévention : cette chenille vernaculaire a de nombreux prédateurs chez les insectes et les oiseaux. Évitez de trop traiter et entretenez un potager très fleuri – cosmos, capucine – avec aussi quelques orties. alternez un rang de choux et un rang de leurs – œillets d’Inde ou soucis- . Semez du trèfle dans les allées.

Dans les parterres

La pyrale des buis

Arrivée en France en 2008, la pyrale est un papillon nocturne de 4 cm environ. Sa chenille verte ponctuée de noir mange les feuilles dont il ne reste plus que des filaments blancs.

  • Remède : inspectez régulièrement vos plantes pour déceler les toutes premières attaques. Taillez les parties infestées, délogez les chenilles au jet d’eau, puis ramassez-les et brûlez le tout. Surveillez leur réapparition, car le papillon pond rois fois l’an. Une pulvérisation à base de Bacillus thuringiensis n’est efficace que sur les toutes jeunes chenilles et tue aussi les autres papillons …hélas !
  • En prévention : pour l’instant on reste démuni, si ce n’est de remplacer les buis par des plantes différentes, car cet insecte n’a pas vraiment de prédateur connu en France.

Les taches noires des rosiers

Les feuilles sont maculées de taches noires sur un fond jaunissant. Elles peuvent tomber en grand nombre, laissant en plein été le rosier entièrement nu.

  • Remède : de juin à mi-septembre, si le temps est humide, traitez toutes les trois semaines soit avec un produit à base de cuivre soit avec un purin de prêle.
  • En prévention  :  n’hésitez pas à arracher les variétés trop sensibles pour adopter des rosiers certifiés ADR, très résistants aux maladies.

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